Allemagne : Hunter, le supercalculateur du HLRS de Stuttgart, entre en service

La semaine dernière, le Centre de calcul haute performance de l'Université de Stuttgart (HLRS) a inauguré Hunter, son tout dernier supercalculateur. Conçu et fabriqué par Hewlett Packard Enterprise (HPE), il est alimenté, à l'instar d'El Capitan, le supercalculateur de plus de deux exaflops du département de l’Énergie des États-Unis, par l'APU Instinct MI300A d'AMD. Combinant performance et durabilité énergétique, Hunter marque une étape importante dans le paysage du calcul haute performance (HPC) en Allemagne. Hunter repose sur une architecture innovante, exploitant les unités de traitement accéléré (APU ou Accelerated Processing Unit) AMD Instinct MI300A qui intègrent des cœurs de processeur, des GPU et une mémoire à large bande passante dans un seul boîtier. Avec une capacité de calcul maximale théorique de 48,1 pétaflops, la vitesse de Hunter est presque le double de celle de son prédécesseur, Hawk (26 pétaflops), tout en réduisant sa consommation d'énergie d'environ 80 %. L'intégration de l'architecture HPE Cray Supercomputing EX4000, dotée de 188 nœuds interconnectés via la technologie HPE Slingshot, garantit des performances optimales pour les charges de travail les plus exigeantes.

Un engagement fort en faveur de la durabilité

Conçu avec une approche centrée sur l'efficacité énergétique, Hunter utilise un système de refroidissement liquide direct 100 % sans ventilateur, développé par HPE pour maximiser l'efficacité énergétique et la rentabilité des déploiements d’IA à grande échelle. En collaboration avec HPE, HLRS a également mis en place un plafonnement dynamique de l'alimentation, optimisant la répartition de la puissance en fonction des besoins des applications en temps réel. Ces efforts s'inscrivent dans une stratégie globale de développement durable, visant à rendre le calcul intensif plus respectueux de l'environnement.

Des applications variées pour la science et l'industrie

Hunter est destiné à répondre aux besoins de divers secteurs, notamment l'ingénierie, la modélisation climatique, la recherche biomédicale et la science des matériaux. Les entreprises et les agences du secteur public bénéficieront ainsi d'un accès sécurisé aux ressources de calcul haute performance et d'IA, permettant de développer des produits et des services innovants. La start-up Seedbox.ai basée à Stuttgart exploite déjà Hunter pour entraîner ses LLMs KafkaLM, contribuant à l'émergence de solutions IA européennes. En outre, le supercalculateur jouera un rôle clé dans le projet HammerHAI, une initiative allemande visant à démocratiser l'adoption de l'intelligence artificielle en Europe.

Financement et avenir du calcul haute performance

Le coût total du projet Hunter s'élève à 15 millions d'euros, financés à parts égales par le ministère des Sciences, de la Recherche et des Arts du Bade-Wurtemberg et le ministère fédéral allemand de l'Éducation et de la Recherche, sous l'égide du Centre Gauss pour le calcul intensif, l'alliance des trois centres nationaux de calcul intensif de l'Allemagne, dont le HLRS est le membre-fondateur. Hunter prépare le terrain pour son successeur, le supercalculateur de classe exascale Herder, qui sera également fabriqué par HPE. Avec une vitesse de pointe de plusieurs centaines de pétaflops, Herder permettra d’étendre considérablement les capacités HPC de l’Allemagne.. Lire plus >

Mot clé : IA -- publié le 14/02/2025 14:58:00


AI Action Summit : la France ambitionne de lever 2,5 milliards d'euros d'ici 5 ans pour mettre l'IA au service de l'intérêt général

Dans tout juste deux semaines, les 10 et 11 février prochains, la France accueillera à Paris le Sommet pour l’Action sur l’IA qu’elle co-présidera avec l’Inde. Selon les déclarations d'Anne Bouverot, l'envoyée spéciale du président de la République chargée d'organiser cet événement, à La Tribune Dimanche, en marge du Forum de Davos, l'une des premières initiatives concrètes à y voir le jour sera la création d’une fondation pour une IA au service de l’intérêt général. Selon Anne Bouverot, elle "permettrait de rassembler des données d’intérêt général, sur la santé par exemple. L’idée est de créer un cadre de confiance pour rassembler ces données, qui seraient librement accessibles aux chercheurs et vendus à un prix modique aux start-up. Elles seraient payantes pour les acteurs privés." L'objectif de cette fondation "qui pourrait être située à Paris" est de promouvoir le développement de l'IA au service de l'intérêt général. Pour la financer, le gouvernement espère "lever 2,5 milliards d’euros sur cinq ans(...) dont 500 millions dès cette année." Interrogée sur les autres objectifs du Sommet pour l'Action sur l'IA, Anne Bouverot a déclaré qu'il visait à "former une coalition pour une IA durable", et à ce "que les pays participants signent une déclaration commune sur la nécessité d'une gouvernance internationale".

Une semaine dédiée à l’IA

L'AI Action Summit réunira à Paris près d’une centaine de pays et plus d’un millier d’acteurs du secteur privé et de la société civile venus de tous les continents. Les événements de l’initiative la "Route vers le Sommet" ont permis de préparer le terrain pour cet événement majeur. À travers une centaine de rencontres, organisées dans le monde entier, les participants (acteurs publics, privés, experts, membres des mondes académique, culturel et médiatique) ont pu se réunir autour de discussions portant sur les enjeux du Sommet. Cette mobilisation internationale conduira en février à une "semaine de l’action pour l’IA" dont le Sommet sera le point d’orgue. Elle débutera les 6 et 7 février avec la conférence scientifique internationale "AI, Science and Society" organisée par l’Institut Polytechnique de Paris, sur son campus de Saclay, qui portera sur les transformations engendrées par l’IA sur la science et sur nos sociétés. En favorisant un dialogue interdisciplinaire, cette rencontre permettra à des chercheurs de renom, dont certains lauréats du Prix Nobel, de venir présenter leurs travaux. Les 8 et 9 février, le Week-end culturel de l’IA proposera au grand public une immersion dans les multiples dimensions de l’IA et ses impacts sur la création artistique contemporaine. Le samedi 8 février, le site François-Mitterrand de la Bibliothèque Nationale de France accueillera des tables rondes et des ateliers pour explorer les transformations engendrées par l’IA dans plusieurs domaines (droits d’auteurs, évolutions des musées, architecture et aménagement du territoire, patrimoine, journalisme et information, audiovisuel et cinéma, etc.). Le lendemain, la Conciergerie accueillera l'exposition Machina Sapiens qui proposera de cartographier les enjeux de l’IA générative et son impact sur la société à travers une vingtaine d’œuvres d’artistes français et internationaux. Des masterclass avec les artistes seront organisées durant l'après-midi.

Les deux journées du Sommet

L'Elysée a donné ce 26 janvier plus de précisions sur le programme des deux journées du Sommet.

Jour 1 – lundi 10 février 2025

La première journée du Sommet prendra la forme de conférences, tables-rondes, présentations, qui mettront en avant les solutions permises par l’IA. Ce sera l’occasion de rencontres et discussions entre participants du monde entier, croisant systématiquement le regard des gouvernements, entreprises et de la société civile, réunis pour la première fois dans un même lieu. Les principaux thèmes abordés lors des conférences et ateliers seront : Nef
  • Ouverture du Sommet : IA de pointe, au-delà des grands modèles de langage ;
  • Tout au long de la journée : l’IA en pratique, projections artistiques, démonstrations et défis portés par des innovateurs du monde entier
Scène principale Matin :
  • Mettre l’IA au service de l’avenir du travail
  • Créer un cercle vertueux entre l'IA, la création et l'information
Après-midi :
  • Cyberattaques et désinformation : tirer parti de l’IA pour protéger les démocraties
  • Mettre en place une gouvernance de l’IA efficiente et réellement inclusive
  • Faire grandir des écosystèmes d'IA compétitifs et soutenables dans le monde entier
  • Orienter l’IA vers l’’intérêt général : vers un écosystème d’IA résilient et ouvert
Auditorium Matin :
  • Construire une IA de confiance : des engagements volontaires à des codes de bonnes pratiques collaboratifs
  • Evaluer les risques de l’IA à la frontière technologique
  • IA et science : face au mur des données
Après-midi : Discussions organisées par Project Syndicate sur la concurrence et l’investissement, l’innovation et le futur du travail, et l’énergie.

Jour 2 – mardi 11 février 2025

Ce dernier jour de cette semaine consacrée à l'IA, une session plénière au Grand Palais rassemblera les chefs d’Etat et de gouvernement ainsi que des personnalités internationales. Ensemble, ils échangeront sur les grandes actions communes à mettre en œuvre en matière d’IA. En parallèle, de nombreux événements seront organisés à Paris : l’IA et la démocratie et l’impact environnemental de l'IA seront abordés respectivement à l’École Normale Supérieure et au Ministère de la transition écologique, d'autres événements s'adresseront à la manipulation de l’information, ou encore à la cybersécurité. Station F accueillera quant à lui le Business Day, une journée consacrée aux entreprises.. Lire plus >

Mot clé : IA -- publié le 14/02/2025 14:58:00


IntelligenceArtificielle.com ouvre ses inscriptions sur liste d'attente

IntelligenceArtificielle.com, la plateforme destinée à renforcer la visibilité de l'écosystème IA français et l'outiller a annoncé lundi 20 janvier l'ouverture des préinscriptions sur liste d'attente.

IntelligenceArtificielle.com, qu’est-ce que c’est ?

Cette initiative ambitieuse se veut la pierre angulaire de l’écosystème francophone de l’intelligence artificielle sur internet. Plus qu’un simple site, c’est un espace pensé pour répondre aux enjeux clés du secteur tout en démocratisant l’accès à cette technologie révolutionnaire.

Une mission en trois axes

La plateforme s’articule autour de trois objectifs majeurs :
  • Outiller et valoriser l’écosystème IA : IntelligenceArtificielle.com met en lumière les talents, projets et avancées qui font bouger le domaine, en proposant des outils et des ressources adaptées aux besoins des professionnels.
  • Guider les utilisateurs finaux : Les entreprises, institutions et particuliers intéressés par l’IA peuvent y trouver les bons interlocuteurs pour leurs projets ou questions, grâce à une structure claire et des contenus éducatifs.
  • Sensibiliser le grand public : En vulgarisant des concepts parfois complexes, la plateforme ambitionne de rendre l’IA accessible à tous, pour une meilleure compréhension de ses enjeux et opportunités.

Un lieu de convergence pour l’intelligence collective

IntelligenceArtificielle.com se positionne comme un véritable carrefour des initiatives IA. Associations, meetups, événements ou projets collaboratifs : toutes les démarches en faveur de l’intelligence artificielle et de son adoption maîtrisée trouvent leur place sur cette plateforme. Cet espace vise à fédérer les acteurs de l’écosystème, à stimuler les échanges et à encourager les collaborations pour faire rayonner l’innovation francophone. Avec IntelligenceArtificielle.com, le domaine de l’IA dispose enfin d’une vitrine et d’un outil dédié à son développement structuré et inclusif. Rejoignez cette initiative et contribuez, vous aussi, à l’avenir de l’intelligence artificielle !

Les membres seront invités à participer à la vie de la plateforme

Cette plateforme est avant tout un socle technique au service de l'ensemble des parties prenantes. Les membres seront notamment invités à voter pour des décisions telles que l'ajout de fonctionnalités mais également des décisions stratégiques liées à l'avenir de la plateforme.

De nombreux acteurs de l'écosystème ont déjà rejoint la plateforme au cours des dernières 48H

Grands groupes, institutions, associations, universités, startups, freelances sont d'ores et déjà invités à rejoindre la plateforme. Parmi les premiers membres préinscrits :

Modalités de préinscription

Les inscriptions sur liste d'attente sont ouvertes (limitées à 5000 places pour le moment) sur le site officiel de la plateforme : https://www.intelligenceArtificielle.com L'ouverture de la plateforme sera progressive au cours des prochains mois.. Lire plus >

Mot clé : IA -- publié le 14/02/2025 14:58:00


Probabl, Quandela, Scalinx, Sekoia.io et Uavia, Champions du pôle Systematic Paris-Region 2024

Systematic Paris-Region, pôle européen du numérique et des DeepTech, a dévoilé hier la promotion 2024 de ses Champions, son label premium décerné chaque année à des PME en hyper croissance. Probabl, Quandela, Scalinx, Sekoia.io et Uavia rejoignent ainsi le cercle élitiste des Champions du Pôle qui compte désormais 73 entreprises innovantes, incarnant la DeepTech européenne dans toute sa diversité et son ambition.

Le label « Champion du Pôle » : un tremplin pour l’avenir

Ce label premium vise à accélérer la croissance des membres « pré-ETI » deeptech du pôle. Il offre aux lauréats une visibilité accrue et un accès préférentiel aux ressources stratégiques de l'écosystème DeepTech. Au-delà de l'accompagnement financier, il favorise leur mise en réseau avec des acteurs clé de l'innovation européenne, tout en renforçant leur capacité à attirer des talents. Les Champions du Pôle illustrent l’avenir de la Deep Tech européenne : pragmatisme, ambition globale, et modèles économiques durables.

Un processus de sélection rigoureux et exigeant

Le label « Champion du Pôle » repose sur une analyse approfondie des candidatures, avec deux axes principaux :
  • Les enjeux de développement : les défis auxquels ils seront confrontés pour poursuivre leur croissance ;
  • Les apports attendus : le soutien spécifique qu’ils espèrent obtenir du pôle, de l’écosystème et du jury.
Les cinq Champions du Pôle 2024 se démarquent par leur potentiel d’innovation, leur croissance forte et régulière, leur développement à l’international et l’ambition de leurs dirigeants. Sous la présidence de Fadwa Sube, vice-présidente de Systematic, le jury a évalué des critères variés : croissance du chiffre d’affaires, qualité des solutions technologiques, stratégies de financement, ambition internationale, et capacité des dirigeants à mobiliser des talents. Elle affirme : "C’est avec beaucoup d’enthousiasme que nous dévoilons la 13ème promotion 2024 des champions. Ces PME sont porteuses de technologies de pointe, démontrant l’excellence et la force d’innovation de la Deep Tech française. Ce millésime 2024 est celui de la maturité et de la consolidation. Ces 5 Champions adressent toujours les sujets stratégiques, critiques de la DeepTech européenne : Quantique, Cyber, Semi-conducteurs, Drones, Open Source en s’appuyant évidemment sur les moteurs DATA et IA. Cette année, ils abordent leurs marchés et écosystèmes avec plus de pragmatisme, de sens du réel et de créativité dans la structuration de leurs modèles économiques et leur gouvernance !"

Les lauréats 2024

Probabl : Démocratiser l’IA et la science des données Spin-off d’Inria, Probabl s’impose comme un acteur majeur de la science des données en s’appuyant sur la renommée de scikit-learn, bibliothèque open source comptabilisant plus de 2,2 milliards de téléchargements. Leur mission : améliorer la productivité dans l’étape précédant la mise en production des modèles de machine learning. Points forts : son approche open source, son modèle économique SaaS, et sa vision audacieuse soutenue par des investisseurs stratégiques comme Mozilla Ventures. "Le jury des Champions 2024 a particulièrement apprécié le fait que Probabl soit une Entreprise à Mission dans l’Open Source et l’IA. Probabl propose une refondation totale de l’infrastructure et l’ADN de l’édifice « start-up » innovante. Il a également souligné l’excellence de la recherche de l’Inria et la vocation d’un projet développant un actif majeur pour une « Science des Données Française », mais aussi et surtout la vision, l’audace, le chemin de vie de Yann Lechelle et sa connaissance intime du numérique et de ses chaînes de valeur depuis les années 80." Quandela : Rendre l’informatique quantique accessible Leader dans le calcul quantique, Quandela conçoit des solutions adaptées aux besoins industriels : ordinateurs quantiques prêts à l’emploi, accès cloud aux processeurs et services d’algorithmes quantiques. Points forts : l’excellence scientifique alliée à une approche pragmatique à étapes, étroitement liée aux besoins client. "Le jury des Champions 2024 a particulièrement apprécié la parfaite alliance entre l’excellence scientifique au plus haut niveau mondial dans le « quantique » et le pragmatisme et l’humilité de Valérian Giesz et son équipe. Il a aussi souligné l’approche « step by step » très attentive aux besoins des clients et la construction terrain et opérationnelle de l’offre et de la roadmap." Scalinx : Optimiser la connectivité physique-numérique Spécialisée dans les circuits intégrés mixtes et RF, Scalinx propose la technologie SCCORE™, permettant de réduire les coûts et la consommation énergétique dans des secteurs stratégiques comme la défense, l’aérospatial et les communications. Points forts : un positionnement central répondant aux besoins critiques en performance et décarbonation, avec des partenariats stratégiques comme ceux avec Thales ou Nokia. "Le jury des Champions 2024 a particulièrement apprécié le combo microprocesseur x data x décarbonation, ainsi que son positionnement central au cœur des besoins colossaux en performance, sécurité et efficacité énergétique pour les acteurs stratégiques de la défense, du spatial, de l’automobile et de la 5G et 6G. Elle a également souligné l’excellence de son équipe « semiconducteurs." Sekoia.io : Maîtriser les cybermenaces grâce à l’IA Sekoia.io, société européenne de technologies de cybersécurité, est leader en détection et réponse s’appuyant sur l’IA et le renseignement cyber (CTI). Sa mission : fournir aux entreprises et organisations publiques les meilleures capacités de protection contre les cyberattaques. Points forts : une plateforme SOC interopérable et conforme aux standards techniques internationaux, qui permet aux équipes de sécurité de se concentrer sur des missions à haute valeur ajoutée. Leur campagne de désinfection du malware PlugX, saluée par le FBI en 2025, illustre leur impact mondial. "Le jury des Champions 2023 a particulièrement apprécié la maturité d’une offre cyber complète, en mode SaaS, opérationnelle pour les SI, la très belle croissance en termes de nombre de clients, d’actifs protégés, de partenaires et clients partout dans le monde et son très fort potentiel de passage à l’échelle." Uavia : Révolutionner la robotique autonome Leader européen du logiciel, de la data et de la cybersécurité appliqués à la robotique, Uavia développe des solutions de drones autonomes répondant aux enjeux de protection des populations, de souveraineté et d’environnement. Points forts : une plateforme indépendante du hardware permettant des opérations temps réel. Son projet SIMEA, primé France 2030, illustre son rôle clé dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre. "Le jury des Champions 2024 a particulièrement apprécié l’offre plateforme complète intégrée clé en main, son équipe chevronnée et des fondateurs et actionnaires engagés pour une souveraineté opérationnelle dans le marché ultra critique et compétitif des drones. Ajoutons à cela un écosystème dense, diversifié et international.". Lire plus >

Mot clé : IA -- publié le 14/02/2025 14:58:00


Avertissement de la BSA : "L'Europe risque d'être en retard dans la course à l'IA"

Dans une déclaration conjointe publiée le 17 janvier dernier, la Business Software Alliance et 7 cosignataires de premier plan appellent l'UE à réévaluer son approche réglementaire de l'IA, soulignant que des exigences excessives et un processus de mise en œuvre complexe pourraient compromettre la compétitivité de l'Europe sur la scène mondiale. Fondée en 1988 et basée à Washington, la Business Software Alliance (BSA) est une organisation internationale qui représente les intérêts des entreprises de logiciels et de services numériques. Elle regroupe des entreprises technologiques majeures, telles que Microsoft, Adobe, IBM, et d'autres acteurs de premier plan du secteur des logiciels et du cloud computing. Son champ d'action est global, avec des bureaux et des activités dans plusieurs régions du monde, notamment en Europe, en Asie et en Amérique latine. Elle œuvre notamment à la promotion de politiques publiques favorables à l'innovation technologique, d'où cette lettre commune qui s'appuie sur le rapport rédigé par Mario Draghi, ancien président de la Banque centrale européenne, remis à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le 9 septembre dernier. Outre la BSA, elle a été cosignée par les organisations industrielles suivantes :

  • Allied for Start-ups ;
  • CCIA – Computer and Communications Industry Association ;
  • DOT Europe ;
  • ITI - Information Technology Industry Council ;
  • ORGALIM – Europe’s Technology Industries ;
  • SAPIE - Slovak Association for Innovation Economy ;
  • ZPP – The Union of Entrepreneurs and Employers.

Une charge réglementaire jugée excessive

L'adoption de l'AI Act par l'UE en août 2024 a constitué une avancée majeure en établissant le premier cadre juridique global régissant l'IA. Son entrée en vigueur sera progressive et de nombreuses questions doivent être encore clarifiées. Dans leur lettre sous-titrée "Pour saisir le potentiel de l'IA en Europe, suivez le rapport Draghi : réduire la charge réglementaire, se concentrer sur l'adoption et l'innovation de l'IA", les organisations signataires mettent en garde contre la complexité de la directive sur la responsabilité en matière d'IA, qui risque de superposer des exigences inutiles aux entreprises européennes. Elles pointent également du doigt l'expansion du Code de pratique pour les fournisseurs d'IA à usage général, dont la version finale devrait être présentée en avril prochain et s'étendra au-delà du champ initial prévu par la loi, notamment en ce qui concerne des questions sensibles comme le droit d'auteur. Les signataires critiquent en particulier la rapidité de son processus d'adoption, estimant que les délais courts ne permettent pas une consultation approfondie des parties prenantes et risquent d'aboutir à un cadre réglementaire peu adapté aux besoins réels du marché.

Le retard de l'Europe en matière d'investissements

Outre les préoccupations réglementaires, la BSA et ses partenaires attirent l'attention sur le retard structurel de l'Europe en matière d'investissements dans l'IA. Selon le rapport Draghi, l'Europe accusait en 2021 un déficit de 270 milliards d'euros par rapport aux États-Unis en termes de dépenses annuelles dans la recherche et l'innovation en IA. Sans des efforts accrus pour stimuler les investissements, renforcer les infrastructures et encourager l'innovation, les auteurs de la lettre estiment que l'Europe risque de perdre sa position concurrentielle face à d'autres régions du monde. Ils préviennent : "L’Europe risque d’être laissée pour compte dans la course à l’IA. Son ambition de conserver et de renforcer son rôle de leader mondial de l’IA va être sapée par ces tendances inquiétantes d’augmentation de la charge réglementaire et d’adoption accélérée de la législation secondaire."

Recommandations pour une mise en œuvre réussie

Les organisations signataires appellent à une réglementation plus ciblée, en évitant de multiplier les exigences qui pourraient freiner l'essor des entreprises technologiques européennes. Elles recommandent notamment :
  • Une réduction de la charge réglementaire, en s'assurant que toute législation complémentaire soit justifiée et alignée sur les exigences initiales de l'AI Act ;
  • Un processus plus adapté, permettant une implication plus active des acteurs du secteur pour garantir une mise en œuvre efficace et pragmatique.
Retrouver la déclaration "Joint Industry Statement on the Implementation of the EU AI Act" ici.. Lire plus >

Mot clé : IA -- publié le 14/02/2025 14:58:00


Aleph Alpha dévoile une architecture LLM sans tokenizer : un tournant pour l'IA souveraine ?

Le 22 janvier dernier, lors du Forum de Davos, Aleph Alpha a annoncé une avancée significative dans le domaine des grands modèles de langage : une nouvelle architecture sans tokenizer (T-Free). Baptisée Pharia, à l'instar de sa famille de LLMs lancés en août 2024, elle vise à résoudre certaines limites des modèles traditionnels et ouvre la voie à des solutions d’IA souveraines plus robustes, adaptées aux spécificités linguistiques et sectorielles. Les LLMs actuels, qu'ils soient open source ou fermés, rencontrent des difficultés lorsqu'il s'agit d'intégrer de nouvelles langues ou des connaissances sectorielles particulières. La dépendance à la tokenisation, qui segmente le texte en unités prédéfinies, limite la capacité d’adaptation aux contenus qui s'éloignent des données d'entraînement d'origine. Aleph Alpha propose donc une alternative en supprimant cette étape, permettant ainsi un apprentissage plus fluide et efficace. Selon Jonas Andrulis, fondateur et PDG d'Aleph Alpha, cette approche "permet d'affiner et de créer des modèles souverains pour divers alphabets et secteurs, tout en réduisant les coûts de calcul et l'empreinte carbone". La société affirme que cette architecture pourrait réduire les coûts d'entraînement et l’empreinte carbone par rapport aux autres options de 70 % dans certaines langues, comme le finnois, une langue relativement peu riche en ressources, par rapport aux solutions traditionnelles.

Une collaboration stratégique avec AMD et Schwarz Digits

Pour réaliser cette avancée technologique, Aleph Alpha s'est associé à AMD et Schwarz Digits, la division informatique et numérique du Groupe Schwarz. La combinaison de la nouvelle architecture avec les GPU AMD Instinct MI300 Series et la pile logicielle ouverte AMD ROCm vise à offrir une solution haute performance et optimisée pour les charges de travail GenAI. Schwarz Digits apporte, quant à lui, une infrastructure européenne fiable et conforme aux exigences réglementaires. La start-up s'est également appuyée sur l’équipe AMD SiloAI d'Helsinki, qui a contribué à démontrer les capacités multilingues de sa nouvelle architecture de modèle. Keith Strier, vice-président de Global AI Markets chez AMD, souligne que "cette collaboration apporte plus qu'une simple solution technologique : elle renforce la résilience de l'écosystème européen de l'IA."

Vers une démocratisation de l'IA souveraine

Pour ses modèles Pharia présentés en août 2024, Aleph Alpha avait concentré ses efforts sur une meilleure tokenisation, mais avait annoncé avoir entamé un flux de travail plus innovant "sans tokenizer" pour leurs futures versions, ce qu'il vient de réaliser avec Pharia T- Free. La suppression du tokenizer marque une rupture dans l'approche traditionnelle du traitement du langage naturel tout en positionnant Aleph Alpha comme un acteur incontournable de l'IA souveraine en Europe. Les gouvernements et entreprises de secteurs où les données sont particulièrement sensibles tels que la santé, la finance, le droit et la sécurité, pourront en tirer parti pour renforcer la confidentialité, la sécurité et l'adaptabilité de leurs solutions d'IA.. Lire plus >

Mot clé : IA -- publié le 14/02/2025 14:58:00


Databricks annonce un financement record de plus de 15 milliards de dollars

Databricks“The Data and AI company” pionnière de l’architecture data lakehouse, a finalisé sa levée de fonds de série J initialement annoncée en décembre dernier. Le financement obtenu par la scale-up atteint finalement un montant total de plus de 15 milliards de dollars : les 10 milliards en financement par actions de la série J, portant sa valorisation à 62 milliards de dollars, auxquels s'est ajouté un emprunt supplémentaire de 5,25 milliards de dollars.

Meta parmi les nouveaux investisseurs

Ce tour de financement a vu la participation de l'investisseur historique QIA, le fonds souverain de l'État du Qatar, ainsi que celle de nouveaux investisseurs dont Temasek, fonds souverain de Singapour, et des entités administrées par Macquarie Capital, groupe financier australien. Un ajout notable est celui de Meta, qui rejoint Databricks en tant qu'investisseur stratégique, renforçant la position de l'entreprise sur le marché de l'IA. La finalisation d’une série J, surtout de cette ampleur, témoigne de la confiance des investisseurs dans le potentiel de la scale-up. Ali Ghodsi, cofondateur et PDG de Databricks, affirme : "Nous avons suscité un intérêt considérable pour ce tour de table de la part d’investisseurs nouveaux et existants et de partenaires stratégiques qui croient en notre vision et en notre impact sur le marché. Ces partenaires se concentrent sur le succès à long terme de Databricks et sur la croissance rapide de notre clientèle." Databricks compte utiliser ce financement pour intensifier ses efforts dans plusieurs domaines stratégiques : le développement de nouveaux produits d'IA, la réalisation d'acquisitions ciblées pour renforcer son offre et la croissance de ses activités à l'international. L'entreprise a d'ailleurs annoncé hier son intention d’étendre ses investissements dans la région ASEAN. En parallèle, Databricks a également conclu une facilité de crédit de 5,25 milliards de dollars, orchestrée par JPMorgan Chase avec la participation de Barclays, Citi, Goldman Sachs et Morgan Stanley. Cette structure de financement hybride comprenant une ligne de crédit renouvelable de 2,5 milliards de dollars et un prêt à terme de 2,75 milliards de dollars vise à apporter une flexibilité financière accrue pour soutenir les ambitions de croissance de l'entreprise.

Une stratégie d'expansion face à une concurrence accrue

La stratégie de Databricks repose sur sa plateforme d'intelligence des données, qui permet aux entreprises de tirer parti de l'analyse avancée, de l'apprentissage automatique et des applications d'IA générative. En s'appuyant sur une architecture open source, l'entreprise cherche à se différencier face à des concurrents comme Snowflake ou les offres cloud des géants technologiques. Ali Ghodsi souligne : "Les organisations modernisent leur infrastructure de données et d’IA parce qu’elles reconnaissent l’immense potentiel de l’IA générative. L’intelligence des données est essentielle à la fois pour libérer ce potentiel et pour aider les entreprises à atteindre leurs objectifs commerciaux".. Lire plus >

Mot clé : IA -- publié le 14/02/2025 14:58:00


SaferAI alerte sur les risques pour la sécurité de l'IA après la révocation du décret Biden

Tout juste investi 47ème président des États-Unis, Donald Trump a révoqué lundi dernier le décret de Joe Biden du 30 octobre 2023 qui visait à encadrer les risques liés à l'IA. Bien que ce décret ait eu pour objectif de soutenir le développement d’une IA responsable, le nouveau président le considère avant tout comme un frein à l'innovation. Le décret de Joe Biden exigeait que les entreprises développant des systèmes d'IA avancés présentant des risques potentiels pour la sécurité nationale, l'économie ou la santé partagent leurs résultats de tests de sécurité et d’autres informations critiques avec le gouvernement. Cette décision, de révoquer ce décret intervient à un moment critique où les principales entreprises d'IA présentent des lacunes significatives dans leurs pratiques de gestion des risques, selon une évaluation de SaferAI, une organisation à but non-lucratif française spécialisée dans la gestion des risques de l'IA. Siméon Campos, fondateur et directeur exécutif de SaferAI, affirme : "Les garde-fous qui viennent d'être supprimés doivent être urgemment remplacés. Notre récente notation, mesurant la maturité de gestion des risques des entreprises d'IA, montre que même les entreprises leaders obtiennent des scores entre 1,5 et 1,9 sur 5 en matière de pratiques de gestion des risques, certaines entreprises n'obtenant que 0,1. Ces évaluations révèlent que même les leaders de l'industrie sont loin de mettre en œuvre des pratiques de gestion des risques adéquates, et sans régulation, ces lacunes préoccupantes pourraient s'aggraver." Selon l'organisation, les enjeux sont particulièrement élevés compte tenu des développements récents des capacités de l'IA. Le modèle o1 d'OpenAI a démontré des capacités qui pourraient aider des experts à développer des armes biologiques, tandis que les capacités du modèle o3 semblent encore plus significatives. Encore en phase de test, il devrait être lancé d'ici quelques semaines, o3-mini, une version plus rapide et plus économique, le sera d'ici la fin du mois. Si le décret de Biden avait été pleinement mis en œuvre, il aurait exigé le partage des résultats des tests de sécurité et le partage d'information clés au gouvernement pour de tels systèmes. Henry Papadatos, Managing Director de SaferAI, déclare : "Sans les exigences du décret en matière de tests de sûreté et de transparence, nous naviguons à l'aveugle avec des systèmes d'IA de plus en plus avancés. Comme le montrent nos notations, les pratiques de gestion des risques que nous observons dans l'industrie suggèrent que les engagements volontaires seuls ne suffisent pas à garantir une gestion adéquate des risques." Les experts en gestion des risques de SaferAI appellent à de nouvelles mesures législatives pour combler le vide réglementaire laissé par la suppression du décret. Les dispositions du décret concernant la gestion des risques chimiques, biologiques, radiologiques, nucléaires et de cybersécurité ne seront plus appliquées, suscitant des inquiétudes quant à l'utilisation potentiellement abusive des systèmes d'IA avancés.. Lire plus >

Mot clé : IA -- publié le 14/02/2025 14:58:00


Entretien avec François Weiler, Président France d’Altair, et Redda Ben Geloune, CEO d’Aitek: un partenariat pour révolutionner l’adoption de l’IA en Afrique

L’Afrique, riche en potentiel mais confrontée à des défis majeurs, représente un terrain clé pour l’innovation et l’adoption de l’intelligence artificielle. Dans cette dynamique, François Weiler, Président France d’Altair, et Redda Ben Geloune, CEO d’Aitek, ont uni leurs forces pour révolutionner l’intégration de l’IA sur le continent. Ce partenariat combine la puissance technologique d’Altair à l’expertise locale d’Aitek, avec un objectif clair : faire de l’IA un levier de transformation durable pour l’Afrique. ActuIA s’est entretenu avec eux pour explorer les ambitions et défis de cette collaboration stratégique

Qu’est-ce qui vous a poussé à unir vos forces pour promouvoir l’IA en Afrique ?

François Weiler: Depuis plusieurs années, Altair cherchait à s’implanter durablement en Afrique, mais nous avons rencontré des difficultés, notamment pour adapter notre offre aux besoins locaux. En Afrique, il ne s’agit pas seulement de proposer une technologie performante, mais aussi de comprendre les dynamiques culturelles et économiques. Lorsque nous avons rencontré Aitek, nous avons immédiatement reconnu une vision partagée et des valeurs communes. Leur expertise locale et leur capacité à créer des liens solides avec les entreprises africaines complètent parfaitement notre savoir-faire technologique. Ce partenariat est donc stratégique pour accélérer notre impact sur le continent. Redda Ben Geloune: Aitek est née en Afrique pour répondre aux grands défis du continent, qu’il s’agisse de l’éducation, de l’énergie ou de la santé. Depuis vingt ans, nous avons bâti un réseau et une compréhension approfondie des besoins locaux. En collaborant avec Altair, nous allions la puissance de leur technologie à notre connaissance des spécificités africaines. L’IA est un levier fondamental pour transformer le continent et combler les retards structurels, à condition qu’elle soit mise en œuvre de manière pertinente. Nous avons toujours voulu contribuer à faire de l’Afrique un leader dans les technologies de pointe.

Pourquoi pensez-vous que l’IA est essentielle pour le développement de l’Afrique ?

Redda Ben Geloune: L’Afrique est confrontée à des enjeux majeurs, mais c’est aussi un continent jeune, avec un âge médian de 19,7 ans. L’IA peut aider à résoudre certains des problèmes les plus complexes, comme le manque d’infrastructures ou les lacunes éducatives. Contrairement à d’autres régions où les technologies existantes freinent parfois l’innovation, nous avons ici l’opportunité de construire directement sur des bases modernes. De plus, les Africains perçoivent l’IA comme une opportunité et non comme une menace pour l’emploi. Cette mentalité ouvre des perspectives uniques pour intégrer rapidement ces technologies dans des secteurs critiques. François Weiler: En Europe, les discussions autour de l’IA sont souvent marquées par des craintes éthiques ou sociales. En Afrique, les entreprises et les institutions voient l’IA comme un moyen de dépasser les limites actuelles. Par exemple, l’IA peut réduire les coûts et accélérer des processus dans des secteurs essentiels comme l’agriculture, la santé ou l’éducation. Nous croyons fermement que l’IA peut aider l’Afrique à réaliser son immense potentiel tout en posant les bases d’un développement économique inclusif. En rendant l’IA accessible, nous pouvons transformer le quotidien de millions de personnes.

Quels sont les objectifs concrets de votre partenariat ?

François Weiler: Nous voulons créer un écosystème durable et performant. Concrètement, cela signifie identifier des cas d’usage pertinents, adapter nos solutions aux besoins locaux et développer des projets ayant un impact mesurable. Altair apporte son expertise technologique et Aitek nous aide à comprendre les attentes des entreprises et des institutions africaines. Ce partenariat repose sur une véritable collaboration, où chaque partie contribue à créer des solutions réalistes et reproductibles, tout en étant adaptées aux contraintes locales. Nous voulons prouver que l’IA peut être un moteur de croissance pour toute la région. Redda Ben Geloune: Nous avons déjà lancé plusieurs projets pilotes avec des entreprises locales. L’objectif est de construire des success stories qui serviront de référence pour d’autres acteurs. Par exemple, nous travaillons sur des solutions d’IA pour optimiser les chaînes d’approvisionnement et réduire les pertes dans le secteur agroalimentaire. De plus, nous prévoyons de doubler nos équipes en Afrique pour répondre à la demande croissante. Nous souhaitons également renforcer la formation et le transfert de compétences aux jeunes talents africains, qui seront les acteurs-clés de cette transformation. Cela inclut le développement de programmes éducatifs spécialisés dans l’IA et des ateliers pratiques dans les communautés locales.

Quels sont les principaux défis que vous rencontrez ?

François Weiler: L’un des grands défis est de garantir l’accès aux données nécessaires pour entraîner les modèles d’IA. En Afrique, les réglementations sur les données sont encore en évolution, ce qui peut rendre l’accès plus facile que dans d’autres régions. Cependant, cela demande aussi une grande responsabilité pour s’assurer que l’utilisation de ces données respecte les principes éthiques. Nous devons aussi travailler à minimiser les coûts d’accès à la technologie pour les petites et moyennes entreprises. Enfin, il est crucial d’éviter que les infrastructures existantes deviennent un frein pour l’adoption de nouvelles solutions. Redda Ben Geloune: Un autre défi est de sensibiliser les décideurs publics et privés à l’urgence d’investir dans l’IA. Trop souvent, les projets prennent du retard, faute d’engagement clair. C’est pourquoi nous insistons sur la nécessité de travailler avec des acteurs locaux qui comprennent les enjeux et peuvent agir rapidement. Il est crucial de bâtir une véritable confiance entre tous les acteurs de l’écosystème pour assurer la réussite des initiatives. Nous faisons aussi face à une demande massive et croissante, qui exige une augmentation rapide de nos capacités de déploiement. Par ailleurs, il est important de lever les barrières culturelles pour accélérer l’adoption de ces technologies.

Comment voyez-vous l’avenir de l’IA en Afrique ?

Redda Ben Geloune: Si l’Afrique parvient à s’approprier l’IA, elle pourrait réduire son retard économique en une quinzaine d’années. Cela demande cependant une volonté politique forte et des investissements ciblés, notamment dans la formation et l’éducation. Nous avons une opportunité unique de transformer nos économies et de créer des emplois de qualité pour les jeunes Africains. L’IA peut aussi jouer un rôle dans la préservation de notre patrimoine culturel, en facilitant la numérisation et la valorisation de nos richesses historiques et artistiques. Par ailleurs, nous espérons inspirer une nouvelle génération d’entrepreneurs technologiques sur le continent. Cette dynamique pourrait entraîner une véritable révolution socio-économique. François Weiler: Je partage cet optimisme. L’IA est un formidable accélérateur de changement. Ce partenariat avec Aitek nous permet de bâtir des bases solides et de contribuer à créer un futur où l’Afrique ne sera pas seulement un consommateur de technologie, mais un acteur de premier plan dans l’économie mondiale de l’IA. Lire plus >

Mot clé : IA -- publié le 14/02/2025 14:58:00


L'IA en 2025 : entre potentiel et réalité pour les entreprises

En amont du Forum de Davos, le Boston Consulting Group (BCG) a récemment publié la seconde édition de son AI Radar. Selon ce rapport intitulé "From Potential to Profit: Closing the AI Impact Gap", pour lequel plus de 1800 dirigeants dont 170 en France, ont été interrogés, l'IA, comme l'an passé, est l’une des trois principales priorités stratégiques pour 2025.

Un investissement croissant, mais une valeur encore limitée

Une entreprise sur trois prévoit d'allouer plus de 25 millions de dollars à l'IA en 2025, avec une augmentation prévue de 60 % des investissements dans la GenAI d'ici 2027. Bien que 75 % des dirigeants considèrent l'IA comme l'une de leurs trois priorités stratégiques, seuls 25 % d'entre eux estiment en tirer une valeur significative. Pourquoi cette déconnexion entre ambition et résultats concrets ? Le rapport met en avant des raisons multiples : manque de clarté dans les objectifs, difficultés à mesurer l'impact, et une focalisation sur des initiatives de productivité à petite échelle. Les entreprises leaders se distinguent par une approche différente. Elles allouent plus de 80 % de leurs investissements en IA à la refonte des fonctions principales et à l'innovation alors les autres organisations consacrent 56 % de leurs investissements à des initiatives axées sur la productivité. Les leaders concentrent leurs efforts sur un nombre restreint de cas d'usage, privilégiant en moyenne 3,5 cas d’utilisation contre 6,1 pour les autres entreprises, générant ainsi un retour sur investissement 2,1 fois supérieur. Selon Christoph Schweizer, PDG du BCG : "Les leaders sont ceux qui concentrent leurs efforts sur quelques initiatives, qui transforment leurs process, améliorent les compétences de leurs équipes et mesurent systématiquement les retours opérationnels et financiers de ces initiatives". 

L'essor des agents autonomes

Les agents autonomes, capables de fonctionner avec une intervention humaine minimale, sont perçus comme un levier clé pour la transformation IA des entreprises. Si 67 % des dirigeants prévoient de les utiliser, la prudence reste de mise face aux risques liés à la confidentialité des données et aux exigences réglementaires.

Impact sur l'emploi : menace ou opportunité ?

Contrairement aux craintes largement répandues, seuls 7 % des dirigeants prévoient une réduction des effectifs due à l'automatisation de l'IA. La majorité (68 %) envisage de maintenir leurs effectifs tout en se concentrant sur la formation et l'adaptation des compétences. Toutefois, l'écart entre les besoins en compétences IA et les capacités actuelles est encore important, avec moins d'un tiers des entreprises ayant formé au moins 25 % de leurs employés.

Cybersécurité et réglementation : des défis persistants

Les dirigeants identifient la cybersécurité comme un enjeu majeur, 76 % d'entre eux jugeant leurs mesures actuelles insuffisantes. La confidentialité et la sécurité des données (66 %), le manque de contrôle sur les décisions de l'IA (48 %) et les contraintes réglementaires (44 %) constituent également des obstacles à une adoption sereine et efficace de l'IA.

Les recommandations du BCG

Le rapport met en avant plusieurs bonnes pratiques pour maximiser l'impact de l'IA. Parmi elles, la "règle du 10/20/70", qui consiste à consacrer 10 % des efforts aux algorithmes, 20 % aux données et technologies, et 70 % à la transformation des processus et de la culture organisationnelle. Une approche disciplinée et ciblée semble ainsi être la clé de la création de valeur durable.. Lire plus >

Mot clé : IA -- publié le 14/02/2025 14:58:00


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