Publication du rapport sur la sécurité de l’IA 2025 : un cadre mondial en construction

Le premier rapport international sur la sécurité de l'intelligence artificielle, dirigé par Yoshua Bengio et fruit de la collaboration de 96 experts internationaux, vient poser les bases d'une compréhension partagée des risques des systèmes d'IA avancés et de la manière dont ils peuvent être atténués. Inspiré par les travaux du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat des Nations Unies, ce document, publié le 29 janvier dernier, contribuera à éclairer les discussions du Sommet pour l'action sur l'IA. Lors du 1er sommet sur la sécurité de l’IA, 30 pays ont convenu d’établir une compréhension scientifique et factuelle commune des risques de l’IA de pointe grâce à l’élaboration d’un rapport international, indépendant et inclusif sur les risques et les capacités de l’IA de pointe. Hôte de l'événement, le Royaume-Uni a chargé Yoshua Bengio de le superviser. Cet éminent expert en IA, lauréat du prestigieux prix Turing en 2018, professeur titulaire à l’Université de Montréal, est le fondateur et directeur scientifique de Mila, l'Institut québécois d’IA. Il a été l’un des signataires de la lettre demandant une pause dans le développement des grands modèles de fondation et a fait partie des militants pour un encadrement strict de l’IA en Europe, en amont de l’AI Act. Le second sommet, qui s'est déroulé à Séoul, s'est appuyé sur une première version provisoire de ce rapport qui fournit désormais une synthèse complète de la littérature existante sur les risques et les capacités des modèles d’IA de pointe. Il résume les preuves scientifiques sur 3 questions fondamentales :

  • Que peut faire l’IA à usage général ?
  • Quels sont les risques associés à l’IA à usage général ?
  • Quelles sont les techniques d’atténuation contre ces risques ?

Une nécessaire prise de conscience

Les systèmes d'IA à usage général, capables d’effectuer une grande variété de tâches, progressent à une vitesse inédite. Non seulement ils peuvent écrire des programmes complexes et détecter des cybervulnérabilités, mais ils atteignent également des performances comparables à celles d'experts humains en sciences fondamentales. Ces avancées s'accompagnent cependant de nouveaux risques. Rédigé par des experts provenant de 30 pays, de l’ONU, de l’UE et de l’OCDE, le rapport identifie trois catégories principales de menaces :
  • Les risques d'utilisation malveillante, incluant les cyberattaques, la propagation de désinformation ou la conception d'armes biologiques facilitée par l'IA ;
  • Les dysfonctionnements systémiques, tels que les biais algorithmiques, les erreurs de fiabilité ou la perte de contrôle sur des systèmes autonomes ;
  • Les risques systémiques, relatifs à l'impact économique et social de l'IA, notamment sur l'emploi, la protection des données personnelles et l'environnement.

Transparence et gouvernance : les enjeux clés

L'une des recommandations phares du rapport porte sur l'importance de la transparence. Mieux comprendre comment les modèles d'IA prennent leurs décisions devient un enjeu fondamental pour prévenir les abus et renforcer la confiance du public. L'avenir de la sécurité de l'IA dépend des choix politiques qui seront faits. Les chercheurs mettent en garde contre une approche attentiste et encouragent les gouvernements à adopter des mesures proactives. Yoshua Bengio souligne : "Les capacités de l’IA à usage général ont augmenté rapidement au cours des dernières années et des derniers mois. Bien que cela présente un grand potentiel pour la société, l’IA présente également des risques importants qui doivent être soigneusement gérés par les gouvernements du monde entier." Les auteurs du rapport appellent à une coopération internationale renforcée afin d'élaborer des standards de sécurité et des mécanismes de surveillance efficaces : "Étant donné que l'impact de l'IA à usage général sur de nombreux aspects de nos vies est susceptible d'être profond, et que les progrès pourraient continuer à être rapides, il est urgent de travailler vers un accord international et de mettre en place des mesures appropriées." Cependant, parvenir à un consensus mondial reste un défi. Les auteurs, qui reconnaissent leurs divergences d'opinions sur certains aspects de l'IA à usage général, concluent : "Nous continuons à être en désaccord sur plusieurs questions, mineures et majeures, concernant l'IA à usage général et ses capacités, risques et atténuations des risques. Cependant, nous considérons ce rapport comme essentiel pour améliorer notre compréhension collective de l'IA à usage général et de ses risques potentiels, et pour nous rapprocher d'un consensus et d'une atténuation efficace des risques, afin de garantir que l'humanité puisse profiter en toute sécurité des avantages de l'IA à usage général. Les enjeux sont élevés. Nous nous réjouissons de poursuivre cet effort." Le gouvernement britannique continuera d’héberger le secrétariat du rapport et Yoshua Bengio d’en assurer la présidence en 2025. Le rapport peut être consulté ici.. Lire plus >

Mot clé : IA -- publié le 14/02/2025 14:58:00


IA et santé : Whitelab Genomics et l'IPS collaborent pour accélérer le développement de thérapies géniques

La start-up française Whitelab Genomics, spécialisée dans l’IA appliquée à la recherche et au développement en médecine génomique, annonce sa collaboration avec le laboratoire de chimie médicinale dirigé par le professeur Pierre-Luc Boudreault à l'Institut de Pharmacologie de Sherbrooke (IPS), au Québec. L'objectif de leur partenariat est de développer des peptides visant de nouvelles cibles pharmacologiques et d'optimiser des vecteurs viraux en thérapies géniques, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle ère de médecine de précision. Créée en 2019 par David Del Bourgo, Julien Cottineau et Lucia Cinque, WhiteLab Genomics, soutenue par Y-Combinator, a fait partie de la première promotion de Future4Care, l’accélérateur dédié à la santé numérique, créé en 2021 par Capgemini, Orange, Sanofi et Generali. La start-up, lauréate du programme French Tech Health20 et plus récemment de French Tech 2030, conjugue science des données et biologie pour accélérer le développement des thérapies géniques. Grâce à sa technologie exclusive, l’entreprise optimise la conception de vecteurs viraux et minimise les risques associés à la mise au point de nouveaux traitements. Elle accompagne ses clients et partenaires (pharma, biotech et laboratoires académiques) dans les phases de recherche et le développement in-silico, leur permettant de gagner un temps précieux pour proposer aux patients de nouvelles thérapies. Après une levée de fonds de 10 millions d’euros réalisée auprès d'OMNES Capital et Debiopharm en 2022, la start-up s'est installée à Boston et Montréal.

Le partenariat avec IPS

Depuis deux mois, ce partenariat combine IA, modélisation moléculaire et chimie médicinale pour mieux cibler et traiter les cellules défectueuses impliquées dans des pathologies complexes du système nerveux central et d'autres maladies dégénératives, notamment la maladie de Parkinson et la sclérose latérale amyotrophique (SLA). David Del Bourgo, co-fondateur et CEO de WhiteLab Genomics, commente : "Ceci est une très bonne opportunité pour mettre en avant le potentiel de notre plateforme d’IA en collaboration avec des riches bases de données et l'expertise fournie par le laboratoire de médecine chimique du professeur Boudreault. Notre récent investissement au Canada, comprenant l’ouverture de notre deuxième entité nord-américaine l’année dernière à Montréal et des collaborations de recherche avec plusieurs laboratoires au Québec, s’aligne avec notre vision internationale d’accélération et d’optimisation de la découverte de médicaments génomiques."

Une collaboration prometteuse

Le Pr Boudreault, en collaboration avec les laboratoires des Prs Michel Grandbois et Philippe Sarret, teste actuellement les peptides développés par Whitelab. Ces peptides servent d’ancrage aux vecteurs, optimisant leur fixation sur les cibles cellulaires à traiter et maximisant ainsi leur efficacité. Les données expérimentales recueillies alimentent en continu la plateforme d’IA de WhiteLab Genomics. Ce processus itératif contribue à affiner les prédictions et à optimiser la conception des peptides. Le Pr Pierre-Luc Boudreault conclut : "En combinant notre expertise en chimie médicinale avec la plateforme d'IA de pointe de WhiteLab Genomics, nous repoussons les limites de ce qui est possible en matière de développement de médicaments. Cette collaboration illustre le pouvoir des partenariats interdisciplinaires pour générer des avancées significatives dans le domaine de la santé." . Lire plus >

Mot clé : IA -- publié le 14/02/2025 14:58:00


2024 : une année de résilience et d'innovation pour les TPE-PME françaises

Tensions géopolitiques au Moyen-Orient, guerre russo-ukrainienne, retour de l'inflation, l'année 2024 n'a pas été placée sous les meilleurs auspices pour les entreprises européennes. Cependant, selon le Baromètre de Qonto, leader européen de la gestion financière pour les TPE-PME et les indépendants, 3/4 des TPE-PME ont atteint ou dépassé leurs objectifs en 2024, faisant preuve d'une réelle capacité d'adaptation. Véritables piliers de l'économie européenne, les TPE-PME sont des moteurs essentiels de la croissance et de l'innovation. Le Baromètre 2024 de Qonto dévoile les résultats d'une enquête menée par YouGov auprès de 5 032 d'entre elles, réparties sur cinq marchés européens majeurs : la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne et le Royaume-Uni. Il apporte non seulement des éclairages sur leurs performances de 2024, mais également leurs priorités pour 2025.

L'inflation et la faible demande continuent de freiner les TPE-PME

Les deux facteurs les plus souvent cités comme ayant un impact négatif sur les entreprises sont l'inflation et le manque de demande, tous deux mentionnés par 30 % des répondants à l'enquête. Ceux-ci sont suivis par l'augmentation de la concurrence et les difficultés de trésorerie, pointées par 20 % des répondants. Ces mêmes facteurs étaient déjà préjudiciables à la performance des entreprises en 2023. Même si les taux d'inflation officiels ont baissé au cours des 12 derniers mois, les effets se font encore sentir fortement sur le terrain, suggérant que ces problèmes sont tenaces et pourraient prendre du temps à être surmontés par les entreprises.

La résilience française face aux défis économiques

Malgré ces défis, sur les 5 marchés étudiés, 64 % des entreprises déclarent avoir atteint leurs objectifs en 2024, 10 % avoir fait mieux que prévu. En France, 65 % des TPE-PME ont atteint leurs objectifs en 2024. Si 52% des entreprises situées en Bretagne ont déclaré des performances inférieures aux objectifs, certaines régions se démarquent par leur performance : la Normandie (77 %), la région Auvergne-Rhône-Alpes (63 %) et les Pays de la Loire (60 %) affichent des résultats supérieurs à la moyenne nationale. Les entreprises des régions de Nouvelle-Aquitaine et des Hauts-de-France se distinguent particulièrement : 13 % d’entre elles ont dépassé leurs objectifs. Cette capacité d’adaptation est un indicateur fort de la résilience du tissu entrepreneurial français.

Transformation numérique : la France dans la course européenne

Les entreprises françaises ont massivement adopté des solutions numériques, avec une égalité entre les outils bancaires en ligne et les banques traditionnelles (31 % d’adoption). Cette transition est particulièrement forte chez les entreprises de moins de 5 ans (38 %), qui se positionnent comme leaders dans l'utilisation de solutions exclusivement numériques. En 2025, 28 % des TPE-PME françaises prévoient d'augmenter leurs dépenses technologiques, plaçant cet investissement devant le marketing (27 %) et l’acquisition de clients (25 %). L'adoption de l'intelligence artificielle est également bien ancrée : 67 % des PME européennes utilisent déjà des outils d’IA, et la France suit cette tendance avec une adoption marquée par les jeunes entreprises et les secteurs IT/Télécoms.

Une ambition environnementale en progression

Les TPE-PME françaises prennent de plus en plus en compte leur impact environnemental :  77 % d’entre elles ont déjà engagé ou planifient des actions en faveur de la réduction des émissions de carbone. Toutefois, seulement 6 % considèrent ces mesures comme une priorité absolue. Les disparités régionales sont notables : la région Nord-Ouest affiche le taux d’engagement le plus élevé (84 %), tandis que la région parisienne présente une forte proportion d'entreprises ayant l'intention de prendre des mesures à l’avenir (35 %). Ce mouvement est encouragé par la directive CRSD (Corporate Sustainability Reporting Directive) qui imposera à partir de 2027 aux PME de rendre compte de leur impact environnemental et social.

Perspectives 2025 : croissance, talents et innovation au cœur des priorités

Acquisition client et expansion des effectifs : des leviers de développement majeurs

Les entreprises françaises placent l’acquisition client (31 %) en tête de leurs priorités, suivie de près par l'investissement technologique (28 %). L’attraction et la fidélisation des talents sont également des enjeux cruciaux, dans un contexte où l’expertise devient un facteur différenciant essentiel. Les entreprises françaises misent sur l’innovation produite (22 %) et des campagnes marketing ciblées (21 %) pour renforcer leur attractivité. Ces choix stratégiques les positionnent favorablement face à leurs homologues européens, où la demande de main-d’œuvre qualifiée est particulièrement forte en Allemagne et en Italie.

Investissement dans la technologie : une dynamique française affirmée

L’IA et l’automatisation sont perçues comme des leviers essentiels de compétitivité. En 2025, les TPE-PME françaises prévoient de consacrer davantage de ressources à leurs équipes tech (28 %), devant les pôles marketing/communication (27 %) et vente/acquisition client (25 %). Avec une ambition affirmée de positionner la France comme un acteur clé de la transformation numérique en Europe, malgré des vents contraires, les entreprises françaises affichent une dynamique prometteuse. Leur capacité d’adaptation, leur engagement technologique et leur volonté de concilier croissance et responsabilité environnementale leur confèrent une place centrale dans le paysage économique européen.. Lire plus >

Mot clé : IA -- publié le 14/02/2025 14:58:00


Sommet pour l’action sur l’IA : Station F accueillera le Business Day, un évènement dédié aux acteurs économiques

Le 11 février prochain, Station F accueillera le Business Day, une journée dédiée aux opportunités offertes par l'IA pour le développement et la transformation des entreprises. Organisée dans le cadre du Sommet pour l'action sur l'IA, cette journée réunira les grands acteurs internationaux de l’intelligence artificielle et l’écosystème tech français. Organisé avec le soutien de la Direction générale des entreprises, en particulier de la Mission French Tech qui lui est rattachée, le Business Day fera partie intégrante du programme officiel du Sommet. L'événement rassemblera en un même lieu des initiatives menées par quatre acteurs majeurs de l'écosystème technologique français : Bpifrance, France Digitale, Numeum et Station F. Il impliquera également une douzaine d'associations sectorielles françaises et européennes ainsi qu'une dizaine de partenaires internationaux.

Quatre axes stratégiques pour l'avenir des entreprises

Le programme de la journée s’articulera autour de 4 grands axes :
  • Valorisation des cas d’usage prometteurs de l’IA : les entreprises mettront en avant leurs solutions concrètes, notamment les lauréats de l’Appel à Manifestation d’Intérêt « AI for Efficiency » de la Direction générale des entreprises ;
  • Débats sectoriels et stratégiques : des tables rondes discuteront des opportunités offertes par l’IA dans différents secteurs et des enjeux qui y sont associés, notamment l’éthique et la transformation des métiers ;
  • Mobilisation des acteurs du financement public et privé (venture capitalists, limited partners) sur les technologies d'IA ;
  • Rencontres d’affaires : cet espace d’échange favorisera la mise en relation entre start-ups, investisseurs et grandes entreprises pour encourager la contractualisation et les investissements stratégiques.
Des interventions de conférenciers de renom de l’écosystème français et international compléteront ce programme. Clara Chappaz, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique : "Je me réjouis de la dynamique collective qui a mené à l’organisation du Business Day, qui témoigne de l’envie qu’ont les acteurs économiques de se saisir du Sommet pour l’action sur l’intelligence artificielle. Dans le cadre de cette journée, la part belle sera faite aux exemples d’applications concrètes et à la valorisation des solutions que proposent nos entreprises – je pense en particulier aux start-ups de la French Tech – mais aussi les entreprises européennes et internationales". . Lire plus >

Mot clé : IA -- publié le 14/02/2025 14:58:00


L’UTT lance un Bachelor en IA : une formation professionnalisante au cœur des enjeux numériques

L'Université de Technologie de Troyes (UTT) a récemment annoncé le lancement à la rentrée 2025 d'un Bachelor en IA, une formation professionnalisante de trois ans conçue pour répondre aux besoins croissants des entreprises en compétences IA. Ce programme innovant, intégré au Cluster IA Hi! Paris, bénéficie des ressources mutualisées et de l'expertise des partenaires de ce centre dédié à la recherche, à l’innovation et à la formation en IA Lancé en septembre 2020 par HEC Paris et l’Institut Polytechnique de Paris (IP Paris), Hi! Paris est un centre interdisciplinaire de recherche et d’enseignement consacré à l’IA et aux Sciences des données. Rejoint par des institutions de premier plan comme le CNRS, l’INRIA, l'ENSTA, l'École Nationale des Ponts et Chaussées, l'ENSAE, Télécom Paris, Télécom SudParis et l’UTT, il est l'un des lauréats de l'AMI “IA Cluster : pôles de recherche et de formation de rang mondial en intelligence artificielle”. Dans ce cadre, l’UTT a reçu 2M€ afin de créer un Bachelor IA, une formation répondant aux enjeux actuels du marché de l’IA et contribuant au plan de souveraineté européenne en IA.

Un cursus professionnalisant et pluridisciplinaire

Destiné aux titulaires d’un baccalauréat général ayant suivi la spécialité mathématiques ou d'un diplôme équivalent reconnu, ce Bachelor se distingue par son approche combinant théorie et pratique. La formation comprend une forte composante scientifique (mathématiques, informatique, codage, IA) et plus de 600 heures consacrées au machine learning et au deep learning. La dernière année en alternance permettra aux étudiants d’acquérir une véritable expérience de terrain. Le programme abordera également la gestion de projets, l’aide à la conduite du changement, l’optimisation d’algorithmes ainsi que le déploiement et la mise en production dans les environnements cloud. En troisième année, les étudiants auront la possibilité, en fonction de l'entreprise choisie pour leur alternance et des projets qu'ils auront à y mener, de s'orienter vers une spécialisation comme l’IA pour la santé, l’industrie 4.0, la finance, ou encore les énergies renouvelables.

Une formation ancrée dans les enjeux éthiques et environnementaux

Consciente des défis soulevés par l’IA, l’UTT intègre dans son programme une réflexion approfondie sur les enjeux sociétaux, éthiques et environnementaux. Transparence des algorithmes, protection des données, équité des systèmes automatisés et conformité aux réglementations telles que le RGPD et l’AI Act sont autant de thématiques qui seront abordées au cours de ces six semestres.

Une réponse aux besoins du marché

Ce Bachelor, dont l'accréditation au grade de licence est en cours, entend former des professionnels immédiatement opérationnels. Les diplômés pourront accéder à des postes tels qu’assistant data scientist, développeur IA, analyste de données ou encore spécialiste en vision par ordinateur.

Processus d'admission

Le recrutement en première année s’effectue via la plateforme Parcoursup. Les candidats seront sélectionnés sur la base de leurs résultats académiques et d’une lettre de motivation, mettant en avant leur intérêt pour les sciences des données et l'IA. Les frais de scolarité s'élèveront à 8 000 € par an pour les deux premières années. Ils seront pris en charge la 3ème année par l'organisme d'accueil tout comme la rémunération mensuelle des étudiants dans le cadre du contrat d'apprentissage. Afin de favoriser l'égalité des chances, 20 % des étudiants admis pourront bénéficier d'une bourse et recevront un ordinateur personnel à leur entrée dans le programme.. Lire plus >

Mot clé : IA -- publié le 14/02/2025 14:58:00


AI2 lance Tülu 3 405B : une avancée vers un nouveau standard de l'IA open source

Après avoir publié en décembre dernier sa famille de modèles OLMO 2, l’Allen Institute for Artificial Intelligence (AI2) poursuit son engagement envers l'open source avec le lancement de Tülu 3 405B. Basé sur Llama 3.1, exploitant le cadre d’apprentissage par renforcement à partir de récompenses vérifiables (RLVR) d'AI2, ce nouveau modèle atteint des performances compétitives ou supérieures à celles de DeepSeek V3 (sur lequel est basé DeepSeek R1) et GPT-4o, surpassant également les modèles post-entraînés précédents de même taille, comme Llama 3.1 405B Instruct et Hermes 3 405B de Nous Research.

Un post entraînement optimisé

La recette de post-entraînement de Tülu 3 405B est similaire à celle de ses prédécesseurs, Tülu 3 8B et 70B, publés par AI2 en novembre dernier. Elle inclut la curation minutieuse des données, la mise au point supervisée (SFT), l'optimisation directe des préférences (DPO) ainsi que le Reinforcement Learning with Verifiable Rewards (RLVR). Crédit image AI. Schéma décrivant le processus d’apprentissage par renforcement avec récompenses vérifiables (RLVR). Cette nouvelle méthode permet d’améliorer significativement les performances des modèles Tülu sur des tâches complexes comme la résolution de problèmes mathématiques et le suivi d'instructions. Fait intéressant, les résultats montrent que l’échelle du modèle influence positivement l’efficacité du RLVR : alors que les modèles plus petits bénéficient d’un entraînement sur des ensembles de données diversifiés, Tülu 3 405B obtient de meilleures performances en se concentrant sur des données plus spécialisées.

Performances du modèle

Selon les évaluations internes d'AI2, Tülu 3 405B surpasse DeepSeek V3, GPT-4o, et Llama 3.1 405B sur le benchmark PopQA, un ensemble de 14 000 paires de questions-réponses qui permet de vérifier l'efficacité des modèles dans la récupération et la génération d'informations précises. Le modèle a également obtenu les performances les plus élevées de tous les modèles de sa catégorie sur GSM8K, un ensemble de données composé d'environ 8 500 problèmes mathématiques de niveau scolaire créé par OpenAI, utilisé pour tester les capacités des modèles de langage à effectuer un raisonnement mathématique multi-étapes.

Enjeux techniques et défis d’implémentation

La mise à l'échelle du modèle n’a pas été sans défis. L'entraînement de Tülu 3 405B a nécessité une infrastructure considérable, avec 256 GPU déployés en parallèle. La gestion du parallélisme tensoriel et l’optimisation des hyperparamètres ont été des points clés, nécessitant un suivi rigoureux. L'’intégration de corrections pour la diffusion NCCL (NVIDIA Collective Communications Library, une bibliothèque open source qui permet de réduire les goulots d'étranglement liés aux échanges de données et améliore les performances globales du système) a cependant permis une synchronisation efficace des poids du modèle, réduisant ainsi les délais d’inférence et de mise à jour. Tülu 3 405B est un modèle véritablement ouvert, répondant aux critères stricts de l’OSAID, la définition de l’IA open source de l’OSI. Il peut être testé sur le site d’Ai2, est accessible sur Hugging Face et son code d'entraînement sur GitHub. Hébergé sur Google Cloud, le modèle sera prochainement disponible sur Vertex AI.. Lire plus >

Mot clé : IA -- publié le 14/02/2025 14:58:00


OSE Immunotherapeutics et Scienta Lab : un partenariat pour une immunothérapie de précision boostée par l’IA

OSE Immunotherapeutics et Scienta Lab ont annoncé hier un partenariat stratégique visant à utiliser l’IA pour améliorer la précision des traitements en immunothérapie. Grâce à la plateforme avancée de modélisation des maladies inflammatoires de Scienta Lab, les deux partenaires ambitionnent d’identifier des biomarqueurs prédictifs permettant de mieux cibler les traitements et d’améliorer les résultats cliniques des patients. Les maladies auto-immunes et inflammatoires, telles que la polyarthrite rhumatoïde, le lupus et la maladie de Crohn, touchent une portion significative de la population mondiale (entre 5 et 7%) mais demeurent largement incomprises. Les traitements actuels, développés avec une approche généraliste, ne sont efficaces que pour environ deux tiers des patients. Fondée en 2021 par Camille Bouget, Vincent Bouget et Julien Duquesne, Scienta Lab cherche à changer cette dynamique en développant une compréhension plus fine de ces maladies, se détachant de la médecine “grand public et uniformisée” pour adopter une approche de médecine de précision. Pour relever le défi de la variabilité importante des réponses à l'immunothérapie chez les patients, la deeptech s'est associée à OSE Immunotherapeutics, une société de biotechnologie spécialisée dans le développement de solutions thérapeutiques innovantes en immuno-oncologie et immuno-inflammation.

L'IA au service de la médecine de précision

Scienta Lab met à disposition EVA, son modèle d'IA multimodal dédié à la recherche translationnelle en immunologie afin d’analyser de vastes ensembles de données et d’identifier des signatures biologiques complexes. L’objectif est de développer une approche de stratification des patients en sous-groupes distincts, facilitant ainsi une prise en charge plus ciblée et efficace. En intégrant des facteurs systémiques et individuels, EVA vise à améliorer la compréhension des mécanismes sous-jacents des maladies inflammatoires et auto-immunes.

Une collaboration au service de l’innovation médicale

Pour OSE Immunotherapeutics, cette collaboration s’inscrit dans une stratégie plus large d’intégration de technologies de pointe dans son processus de développement. Nicolas Poirier, Directeur général d’OSE Immunotherapeutics, explique : "Nous sommes ravis de cette nouvelle collaboration qui s’inscrit dans notre volonté constante d’intégrer des solutions et des technologies innovantes d'IA pour développer des produits first-in-class en immuno-oncologie et en immuno-inflammation. Face au rythme effréné du monde d’aujourd’hui, il est primordial d’avancer très vite et une solution d'IA capable d'identifier des biomarqueurs prédictifs dans l'immuno-inflammation sera clé pour accompagner notre recherche et notre développement clinique dans diverses maladies inflammatoires chroniques et auto-immunes". Selon lui, l’identification de biomarqueurs prédictifs via l’IA pourrait permettre d’accélérer la recherche clinique et d’optimiser les parcours thérapeutiques. Camille Bouget, CEO et co-fondatrice de Scienta Lab, partage cette vision : "En raison de la nature complexe et hétérogène des pathologies immuno-inflammatoires, il est essentiel de disposer d’options thérapeutiques précisément ciblées pour pouvoir proposer un résultat optimal aux patients. Nous sommes très heureux de nous associer à OSE Immunotherapeutics, une biotech européenne leader, pour mettre EVA au service de cet objectif." Elle ajoute : "Cette collaboration vise à générer une valeur scientifique et économique significative pour nos deux sociétés tout en menant notre mission commune de faire avancer l’innovation vers une immunologie de précision.". Lire plus >

Mot clé : IA -- publié le 14/02/2025 14:58:00


« Bâtir la confiance : anticiper et maîtriser les risques de l’IA » par HEC Hub Digital & Axys

Dans le cadre du Sommet mondial pour l’IA qui se tiendra les 10 et 11 février 2025 à Paris, HEC Alumni (Hub Digital) et Axys organisent un événement officiel réunissant des experts en gouvernance, cybersécurité et éthique pour explorer des approches concrètes en matière d’identification, de hiérarchisation et de gestion des risques liés à l’intelligence artificielle.   Organisé au sein de l’HEC Alumni House – Hôtel Le Marois, lieu d’exception situé près des Champs-Élysées, ce rendez-vous rassemblera des acteurs majeurs du secteur industriel, bancaire et académique tels que Thales, le Crédit Agricole et le CNRS :

  • Juliette Mattioli: Experte senior IA chez ThalesPrésidente Hub Data & IA du pôle Systematic Membre de la mission France IA
  • Aldrick Zappellini : Directeur Data & IA et Chief Data Officer Groupe Crédit Agricole
  • Jean-Gabriel Ganascia : Professeur IA à la Sorbonne, Président du comité éthique du CNRS
  • Fazil Boucherit : Directeur, référent expert IA éthique chez Axys
À travers des cas pratiques (détection des biais algorithmiques, sécurité des données, explicabilité des modèles…), cet événement offrira aux participants une boîte à outils opérationnelle pour construire des cartographies de risques dynamiques. Il visera également à encourager l’intégration des bonnes pratiques dans les stratégies de gouvernance et à promouvoir l’adoption de standards permettant d’objectiver et de mesurer les risques liés à l’IA.   Une occasion unique d’échanger avec des experts et de renforcer la résilience des organisations face aux défis de l’intelligence artificielle. Vous pouvez soumettre votre invitation via le lien d’inscription (limite à 90 participants).. Lire plus >

Mot clé : IA -- publié le 14/02/2025 14:58:00


Menaces IA et fragmentation technologique : les grands défis de la cybersécurité en 2025

En 2025, les organisations font face à des défis de cybersécurité sans précédent. Une étude récente commanditée par Palo Alto Networks et réalisée par Vitreous World met en lumière les principales préoccupations des entreprises françaises et européennes. Les menaces basées sur l'IA et la fragmentation technologique sont identifiées comme les plus grands risques pour la sécurité des entreprises. Vitreous World a interrogé plus de 450 cadres dirigeants (C-Level) et professionnels de la sécurité en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et en Espagne. La fragmentation technologique est identifiée comme un défi clé : plus d’un tiers (35 %) des répondants ont signalé que la gestion d’un nombre excessif de fournisseurs et d’outils de sécurité constitue le prochain obstacle majeur au développement d’un cadre de sécurité robuste, surpassant la complexité technologique et le manque d’interopérabilité.

Les menaces basées sur l'IA

Selon l'étude, 74 % des entreprises françaises considèrent les menaces basées sur l’IA comme le principal défi cyber en 2025, un chiffre supérieur à la moyenne européenne (66 %). Malgré cette prise de conscience, 93% des répondants français font confiance à la sécurité des applications d'IA utilisées dans leur entreprise. Cette perception pourrait cependant être mise à l'épreuve par la sophistication des menaces alimentées par l'IA. Pour contrer ces dernières, les entreprises françaises intègrent de plus en plus l’IA dans leurs stratégies de sécurité, près de 8 répondants français sur 10 (79 %) sont d'ailleurs convaincus qu’ils utilisent cette technologie à son plein potentiel.

Complexité et fragmentation technologique

La fragmentation technologique demeure un obstacle majeur à l’instauration de stratégies de cybersécurité efficaces. Plus de la moitié des entreprises françaises (54 %) estiment que la multiplicité des outils compromet leur capacité à répondre aux cybermenaces, tandis que 44 % considèrent qu’elle est un frein à la transformation de leur sécurité.

Impact humain et opérationnel

La fragmentation technologique entraîne des inefficacités accrues pour les organisations françaises, 44 % des répondants constatent une hausse des coûts de formation et 46 % une augmentation des dépenses en solutions de cybersécurité. Elle ne pèse pas uniquement sur les finances des entreprises. La fragmentation technologique affecte également les ressources humaines, avec une charge de travail accrue pour les analystes de sécurité (45 %) et un taux de rotation du personnel en hausse (44 %), supérieur à la moyenne européenne (39 %).

Vers une consolidation des solutions de cybersécurité ?

Face à ces enjeux, la simplification et l'intégration des piles technologiques émergent comme des priorités pour 90 % des organisations françaises en 2025. Une tendance claire se dessine vers une approche de sécurité basée sur des plateformes intégrées. Toutefois, si 90 % des entreprises sont favorables à cette approche, seulement 40 % ont déjà consolidé leur écosystème cyber. Étienne Bonhomme, vice-président et directeur général pour la France chez Palo Alto Networks, commente :  "L’essor des risques liés à l’intelligence artificielle a manifestement accru les préoccupations des organisations françaises, mais beaucoup peinent à établir des stratégies de sécurité robustes et efficaces. En conséquence, nous assistons à une forte tendance vers la plateformisation, qui permet aux entreprises non seulement de réduire la complexité inutile, mais aussi de renforcer leurs défenses face à des menaces en constante évolution." L’étude met en lumière une évidence : la cybersécurité ne peut plus se contenter d’une approche fragmentée et réactive. La sophistication croissante des attaques alimentées par l’IA et les défis liés à l’interopérabilité des systèmes exigent une refonte des stratégies de défense.. Lire plus >

Mot clé : IA -- publié le 14/02/2025 14:58:00


SoftBank et OpenAI s'associent pour lancer "SB OpenAI Japan" et déployer "Cristal intelligence" au sein des entreprises japonaises

Hier, SoftBank Group et OpenAI ont annoncé le lancement de "SB OpenAI Japan", une coentreprise qui développera des solutions d'IA adaptées aux entreprises japonaises, leur permettant d'entraîner leurs propres modèles sur des données internes tout en garantissant leur sécurité. La nouvelle société leur proposera dans un premier temps "Cristal intelligence", un service d'IA d'entreprise dont elle aura l'exclusivité commerciale, que SoftBank a l'intention de déployer dans les sociétés de son groupe, notamment Arm. En juin 2023, après que SoftBank Group ait affiché des pertes de 27,4 milliards de dollars en 2022, son PDG, Masayoshi Son, se disait prêt à rebondir et "à lancer une contre-offensive pour devenir le chef de file de la révolution de l’IA". Il choisit aujourd'hui de renforcer sa collaboration avec OpenAi qui a ouvert un bureau à Tokyo en avril 2024. En octobre dernier, SoftBank faisait partie des investisseurs qui ont permis à OpenAI de lever 6,6 milliards de dollars et est l'un de ses partenaires du projet "Stargate", dévoilé récemment par Donald Trump. Selon son communiqué, "la coentreprise servira de tremplin pour l’introduction d’agents d’IA adaptés aux besoins uniques des entreprises japonaises tout en établissant un modèle d’adoption mondiale". Ce projet s'accompagne d'un investissement annuel de 3 milliards de dollars de SoftBank Group qui permettra à ce dernier de déployer les solutions d’OpenAI comme ChatGPT Enterprise pour les employés de l’ensemble du groupe.

Démocratiser l'adoption de la GenAI et des agents d'IA au Japon

Début janvier, Sam Altman déclarait "en 2025, nous pourrions voir les premiers agents d’IA « rejoindre le monde du travail » et changer matériellement la production des entreprises”. un service d'IA d'entreprise". Cristal intelligence permettra aux entreprises nippones de tirer parti d'agents IA avancés capables d'automatiser des tâches intellectuelles et opérationnelles. Sam Altman a d'ailleurs introduit lors de l'événement annonçant la création de SB OpenAI Japan auquel ont participé les représentants de plus de 500 entreprises japonaises, Deep Research, une fonctionnalité agentique alimentée par une version du prochain modèle OpenAI o3 optimisé pour la navigation Web et l’analyse de données. En fournissant simplement une requête, l'utilisateur permet à ChatGPT d'effectuer une recherche, d'analyser et de synthétiser des informations provenant de diverses sources en ligne, afin de générer des rapports détaillés en 5 à 30 minutes. Selon les deux partenaires, ces agents d’IA jetteront les bases de systèmes encore plus avancés, capables d’apprendre et de s’adapter aux besoins de toute entreprise. SoftBank et ses filiales, dont Arm et SoftBank Corp., seront les premiers à intégrer Cristal Intelligence de manière extensive. Arm, par exemple, exploitera l'IA pour améliorer l'innovation et la productivité, tandis que SoftBank Corp. prévoit d'automatiser plus de 100 millions de flux de travail.. Lire plus >

Mot clé : IA -- publié le 14/02/2025 14:58:00


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